Le Bondy Blog raconte comment un journaliste de 20 minutes et deux blogueurs ont été agressés à Villiers-le-Bel
Ecrit par blogonautes le 28/11/2007 - 09h42 - Catégorie : Revue de blogs
Un des membres de l'équipe du Bondy Blog a mis en ligne sur le blog, tard mardi soir,
un long billet dans lequel il raconte comment un journaliste de 20 minutes et deux blogueurs du Bondy Blog (dont lui-même) ont été agressé par un individu, puis par un groupe, à Villiers-le-Bel.
"
Quelques voix crient à deux reprises : « Allez-vous-en, qu’est ce que vous foutez là ? » Pierre et moi tentons de nous dégager et de partir mais les coups de pied et de poing s’abattent sur lui de façon désordonnée. Des jeunes d’environ une dizaine d’années interviennent aussi, s’accrochent à lui, manquent de le faire tomber. La bombe également est réutilisée. Le jet flotte dans l’air doucement et m’entoure tandis que je pousse le journaliste qui court maintenant accompagné de Chou. Je les vois qui descendent la pente au pas de course en tentant d’appliquer les injonctions qui nous disent de fuir. Les jeunes les poursuivent par groupes de quatre à cinq personnes. A plusieurs reprises, des personnes âgées interviennent et lui permettent de se dégager" écrit-il.
Et il ajoute : "
Peut-on encore se rendre en banlieue pour raconter ce qui s’y passe ? Un journaliste qui s’y rend doit-il se préparer à essuyer une émeute ? J’aurais répondu par la négative avant de me rendre mardi à Villiers-le-Bel."
pour une réparation civique
Ecrit par Grandamy Adrien le 28/11/2007 - 13h02
Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel les 26 et 27 novembre 2007 demande une mobilisation civique de toutes les personnes de bonne volonté pour vider les réservoirs d'agressivité qui conduisent à des violences grégaires absolument inacceptables, qui dans n'importe quel autre pays auraient donné lieu à des tirs à balles réelles de la police contre leurs agresseurs, en légitime défense.
C'est cela que les citoyens doivent dirent les yeux dans les yeux au cours d'une marche pacifique à Villiers-le-Bel : en attaquant les commissariats vous attaquez l'ensemble des citoyens qui les ont mandaté pour notre protection à tous; en vous encagoulant et en tirant sur la police toutes sortes de projectiles, vous vous comportez de manière déloyale car vous exploitez le fait que vous savez bien que l'objectif de la police, et son honneur, c'est de tout faire pour éviter les victimes parmi vous, alors que les policiers blessés sont plus de quatre-vingt.
Exploiter un accident de la route comme prétexte au déclencement de violences anti-policières prouve que vous avez en vous une réserve d'agressivité, que nous, citoyens de bonne volonté, voulons désamorcer en venant vers vous paisiblement, mais aussi en vous parlant franchement.
Vous n'avez pas le droit de détruire nos équipements publics qui sont aussi les votres.
Nous devrions être des milliers à marcher paisiblement pour vous le dire en face, paisiblement et franchement, en vous invitant à venir nous dire en face vos récriminations, à visage découvert et avec des mots, et non encagoulés et avec des barres de fer. Il est absolument faux de croire que vous avez la société contre vous, à 50 ou 60%. Mais ce qui est vrai c'est que 100% des citoyens de bonne volonté condamnent vos gestes violents, pour respecter chacune de vos personnes digne de respect car pleine de potentiel d'intelligence et d'enthousiasme.
Nous assumons de vivre dans la civilisation des droits de l'homme et c'est pourquoi la République s'efforce de vous traiter un par un et non collectivement, même si le déchaînement de violence collective et masquée rend difficile la preuve individuelle.
Nous venons vers vous pour vous prouver à la fois que vous ne nous faites pas peur , que nous sommes prêts à suspendre la délégation de pouvoir que nous avons donné à la police pour le maintien de l'ordre afin de venir vous parler franchement en vous demandant un par un si vous avez participé aux violences et pour vous dire franchement et avec sang-froid en cas de réponse positive, que nous condamnons le geste violent au nom de notre respect pour la personne qui a été digne avant son geste délictueux ou criminel, et qui méritera à nouveau notre estime après, notamment par des travaux de réparations, auxquels nous devrions être prêts à nous associer fraternellement afin de vous prouver que vous n'avez pas à faire qu'à des institutions, mais à des personnes de bonne volonté.
Le salut de la République passe par un retrait des forces de police et une invasion pacifique des citoyens pour aider les habitants des cités détruites à reconstruire, à réparer en priorité les édifices publics endommagés, avec les casseurs en première ligne encadrés par exemple par des éducateurs du ministère de la Justice.
re:
Ecrit par edmundo ramirez le 28/11/2007 - 16h05
Bien à votre honneur de vouloir discuter paisiblement et fraternellement avec ces jeunes énervés, rageux et haineux.
Mais comme vous devez le savoir ces discussions, tables rondes, meeting ont déjà eu lieu et n'ont rien apporter pouvant donner de l'espoir à ces enfants et d'avoir de l'espoir et du respect pour cette soi disant République des Droits de l'Homme.Fini les beaux discours.
Ce qu'ils demandent c'est une égalité de chance, de respect, d'accès à cette société qui les regardent de haut. Ils ne veulent pas de votre compassion ni de vos leçons. La vie leur en a assez données.
Ce qu'il veulent c'est la même justice pour tous. Qu'un petit voleur de pommes ne se retrouve pas 2 mois en mandat de dépôt alors qu'un politicien véreux ayant détourné des fonds publics n'attende sa condamnation à six mois avec sursis en toute liberté.Qu'un employeur ou un bailleur se fasse sévèrement punir dès lors que des pratiques discriminatoires (qui bloquent l'accès aux chances) eurent été constatées. Que les policiers auteur de bavures ou coupable de divers trafics soient sévèrement punis lorsque leur culpabilité eut été établi.En faite une application plus stricte de la loi, non pas seulement envers les plus faibles mais envers les soi disant garant de la société. Ni plus ni moins.
Et que cesse les discours belliqueux et puérils de nos représentants politiques, la désinformation, ou la course à l'armement de cette police qui selon les rapporteur des Droits de l'Homme ne les respectent pas.
Car l'armement est bien là des deux côtés, et si l'équilibre n'est pas rétabli par la justice. LA rue se fera justice elle même. Oeil pour oeil, Deuil pour deuil...
Quand la société s'occupera de ses enfants oubliés en route, ces valeurs seront à nouveau respectées.
Pour un monde plus juste.